L’abbé Pierre BARBEAU a été curé de Vendrennes peu de temps, seulement de 1938 à 1940. Il a beaucoup écrit dans le bulletin paroissial, portant un regard sur la vie locale et bien sûr sur l’église. Voici donc des extraits :
A mes chers paroissiens
En un moment où la pensée et les yeux de tous se portent vers notre église, notre chère église à restaurer, j’ai pensé être agréable à la plupart d’entre vous en reproduisant dans le bulletin, ce que je lis aux premières pages du registre paroissial au sujet de l’église Notre-Dame de Vendrennes.
… 1938
Récit de Monsieur Brancard, curé d’alors, en 1883 :
« Comme il n’existait jusqu’à ce jour, aucun registre contenant les faits relatif à la Paroisse de Vendrennes, nous allons résumer brièvement ce qui intéresse cette paroisse à commencer par la reconstruction de l’église.
L’ancienne église était bâtie sur le bord de la petite route qui traverse le bourg à quelques mètres et au midi de la cure. Depuis longtemps, elle était jugée insuffisante pour la population et peu convenable par ses dispositions
Le conseil de fabrique se réunit à cet effet le 23 octobre 1853 et vota la reconstruction de l’église et approuva les plans et devis dressés par Monsieur Liberges à Nantes, le 20 octobre 1853, Le Conseil municipal approuva lui-même cette reconstruction le 27 octobre de la même année et obtient de l’État, une somme de 6000 Fr. pour cet effet. Monseigneur l’Evêque de Luçon, le 28 octobre 1853, approuva les plans et devis, la délibération du Conseil de fabrique et encouragea dans la voie de reconstruction.
Le devis de l’architecte s’éleva à la somme total de 50 068,35 Fr. une souscription générale ouverte dans la paroisse par les soins du Conseil de la fabrique et dirigée par Monsieur le Curé avait produit 30 000 Fr.
La fabrique emprunta, Quasimodo 1854, une somme de 10 000 Fr., le 9 décembre 1855, une somme de 7000 Fr., le 20 avril 1856, une somme de 4400 Fr.
La générosité des fidèles ne se borna pas à la souscription publique. La somme de 30 000 Fr. fut dépassée de beaucoup ; nous savons que de nombreuses offrandes secrètes ont été employées à combler des déficits à mesure qu’ils se produisaient ; ces différentes sommes n’ont paru ni à l’état des recettes, ni à l’état des dépenses.
(La suite dans le prochain bulletin.)
À mes chers paroissiens
Les années 1854, 1855, 1856 ont suffi pour commencer les travaux de construction et les terminer. L’église nouvelle fut construite dans un champ appartenant à la commune, mais dont la jouissance était donnée gratuitement à Monsieur le Curé de Vendrennes. Après bien des difficultés, à la fin de l’année 1856, l’église était faite et fermée, le clocher élevé. C’était un édifice terminé quant à l’extérieur, et la fabrique restait avec un déficit de 28400 francs ???. À cette dette déjà lourde, vinrent se joindre d’autres dépenses qui firent de nouveau monter la dette à la somme d’environ 30 000 Fr. Tel était l’état des comptes dans l’année 1857. L’intérieur de l’église était nu. Les bancs furent faits en l’année 1857, et adjugés le 14 janvier 1858.
À partir de ce moment, la fabrique a réservé des ressources ordinaires pour payer les dettes afin de les diminuer peu à peu jusqu’à extinction complète, tout en servant les intérêts. Tout ce qui s’est fait par la suite est dû à la générosité privée de quelques paroissiens ou même de personnes charitables étrangères à la paroisse de Vendrennes.
C’est ainsi que la sacristie située où levant fut construite en partie grâce à la générosité de la famille de Chabot du Parc Soubise. La même famille de Chabot se chargea aussi à cette époque de faire élever, l’autel de la Sainte vierge et fit encore placer un chemin de croix en carton-pierre, lequel fut bénit le 31 décembre 1861, à la fin d’une retraite donnée par le père Derice, jésuite.
(La suite dans le prochain bulletin.)
… …
Mes chers paroissiens, à ces lignes, je n’ajouterai qu’un mot. Dans le dernier bulletin. Je vous demandais votre collaboration prompte pour m’aider à refaire une parure à notre église défraîchie. Pauvres et aisés, vous m’avez répondu avec une générosité magnifique. Je vous dis à tous un merci très ému avec l’assurance de mes prières pour que Dieu vous bénisse, selon la mesure de votre sacrifice qui, je le sais, fut parfois grand.
… …
Je regrette ne pouvoir vous dire la date où commenceront les travaux. Notre espoir de les voir terminés pour la belle fête de l’adoration doit s’évanouir. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne tarderont guère ensuite, se feront d’une seule affilée et seront exécutés par une main d’artiste.
… 1938
À mes chers paroissiens
Voici la suite du récit de Monsieur Brancard [Pierre Brancard fut curé pendant 20 ans, de 1868 jusqu’à sa mort à
Vendrennes le 8 mars 1888]:
« Depuis plusieurs années, les offrandes faites à l’église, les dons volontaires de personnes pieuses étaient réservés pour l’achat du maître-autel. Le plan fut donné par Monsieur Rémy, prêtre, dont les ateliers étaient à Poitiers. Lui-même se chargea de l’exécution et l’autel fut placé en l’année 1865. L’autel coûta la somme de 6000 Fr.
À la même époque, et par les mêmes moyens, le sanctuaire de l’église, fut carrelé en mosaïque
Le 9 octobre 1868, je soussigné, Pierre Brancard, entrant en fonction comme curé à Vendrennes, ai trouvé les choses en l’état mentionné ci-dessus et les dettes réduites à la somme de 6000 Fr. prêtés par l’entremise de M. le comte Auguste de Chabot du parc Soubise à la Fabrique, sans intérêt, à la condition que la Fabrique rendra 1000 Fr. par an, ce qui a été fait dans la suite.
Ce qui me plaît en tout ceci, mes chers amis, c’est de constater combien vos ancêtres, tant riches que pauvres étaient généreux pour l’Eglise. On sent qu’une même foi animait toute la population et que la pensée de tous était de faire au Christ habitant parmi nous une demeure convenable.
Nous nous arrêtons aujourd’hui avec la construction de l’autel. Bel autel, en effet, mais trop massif. Il forme un écran désagréable aux voix de notre chorale. Et puis, qu’un regrattage va nous paraître nécessaire bientôt pour harmoniser sa blancheur avec la blancheur des murs restaurés
Votre curé sera heureux lorsque de ses économies personnelles après tant d’autres restauration, il pourra entreprendre celle-ci et ne vous demandera que de l’approuver, non de l’aider. Un prêtre aime embellir l’autel où chaque matin il dit sa messe.
Votre curé
… 1938
« A mes chers paroissiens
… Au mois d’août 1869, le principal confessionnal de l’église fut placé. C’était une offrande des fidèles. En la même année, six vitraux furent placés : deux sur les deux petites portes de l’église, l’un représente Saint-Michel terrassant le démon, l’autre l’apparition de la Sainte Vierge de la Salette, les quatre autres dans le sanctuaire représentent Saint René, Saint Augustin, Saint Madeleine et Sainte Marguerite. Ces quatre vitraux ont été payés par Monsieur le comte de Chabot avec l’argent que lui rend chaque année la Fabrique.
Pendant l’hiver, 1870- 1871, l’église fut embellie le dallage en granit posé par les frères Lebreton, tailleurs de pierre aux Herbiers, les murailles badigeonnées et l’autel de la Sainte vierge polychromé ainsi que le chemin de croix.
Au printemps de l’année 1872, Monsieur Baranger, menuisier à Nantes posa dans la sacristie une boiserie en chêne bien conditionné du prix de 1700 Fr. Cette boiserie ainsi que le dallage de l’église sont dus à la générosité de feu Madame Boisson de la Noue de Vendrennes, qui, par testament, avait donné à l’église une somme de 4000 Fr.
Une mission fut donnée aux habitants de Vendrennes pendant l’Avent 1873 par les pères Deschamps et Hugonnet, missionnaires des Enfants de Marie de Chavagnes-en-Paillers. A la suite fut élevé au Chêne Girard une croix en granit fournie par Libaud de Chavagnes-en-Paillers (prix 1000 Fr.). Cette croix est due en partie à la générosité des paroissiens. En l’année 1874, Monsieur Potet, sculpteur à Nantes posa l’autel de Saint-Joseph (prix 1500 Fr.).
De tels prix rendent rêveurs. Les multiplier par 10 n’atteindrait pas encore les prix fabuleux d’aujourd’hui. Aussi est-il étonnant qu’en face de tant de restaurations à entreprendre le cœur de votre pasteur parfois défaille ? Rien cependant n’abattra son courage parce qu’il compte sur tous et avant tout sur Dieu.
Votre curé »
JUILLET 1938
Nos vitraux
A l’heure où s’écrivent ces lignes, ils sont depuis 15 jours chez Monsieur Degas artisan-verrier à Mortagne-sur-Sèvre. Ils doivent réapparaître flambant neufs le mardi 5 juillet. Le même jour, les autres seront restaurés et rafraîchis sur place. Ce sera un commencement de parure pour notre pauvre église, laquelle sera plus belle encore du dehors que du dedans, car le clocher sur lequel s’abattent en ce moment de nombreux ouvriers, dressera vers le ciel sa fine pointe d’ardoises neuves. On devra un merci à Monsieur le Maire et à la municipalité qui auront mené à bien ces travaux sans gréver d’un centime additionnel un seul contribuable. Merveille d’adresse et d’équilibre budgétaire.
Au sommet du clocher rajeuni brillera, redoré de pied en cape, le fier coq donc tant d’enfants et même de grandes personnes ont salué avec émotion la descente périlleuse. Aux jeunes ouvriers qui vous le présenteront – si ces lignes ont la faveur de les précéder, sachez faire bon accueil.
Quant à l’intérieur de l’église, aujourd’hui, 29 juin, nous attendons encore les ouvriers qui devaient venir au début du mois. Patience, patience ! Oh ! Belle vertu !
Les reposoirs Les processions de Fête-Dieu
Sont-ils beaux ? Oui. Ont-ils plu à votre pasteur ? Oui encore. Et cette procession à Vendrennes ? Belle et édifiante, mes chers amis, surtout parce que vous y donnez le spectacle d’un peuple qui a la foi et qui prie. Gardez vos belles traditions et qui sent dans son cœur un désir de mieux faire encore, qu’il suive son attrait ! A n’en pas douter, c’est Dieu qui s’incline qui s’incline et invite à monter.
L’avez-vous compris ? Oui, vous les hommes qui le dimanche de la Trinité, immédiatement après la communion en masse de l’Adoration et de la Pentecôte, avez encore communié 9, avec 115 femmes, jeunes filles et petits enfants. Vous aussi les 110 communiants du dimanche du Saint-Sacrement,
… 1938
Fin du récit de Monsieur Brancard :
« … Le 21 septembre 1875, fut béni par Monseigneur Lecoq, évêque de Luçon, un monument à la Sainte Vierge, placé sur la route de Vendrennes à la Barotière.
Le 16 mai 1876, monsieur l’abbé Garreau, vicaire, général de Luçon, bénit les trois nouvelles cloches de l’église, fondues par Monsieur Bollée du Mans. En ce moment, fut placée la grande horloge.
Le 5 octobre 1876, consécration de l’église paroissiale par Monseigneur l’évêque de Luçon et le 21 septembre, bénédiction des quatre statues : Saint-Michel, Saint Gabriel, Saint-Bernard, Saint-Dominique, faite par Monseigneur de l’Épinay, protonotaire apostolique. Ces statues sont élevées près le monument de la Sainte vierge, dans les champs.
Fait à Vendrennes et signé par Monsieur le curé de la paroisse le 4 mai 1883
Brancard,
curé de Vendrennes »
AOUT 1938
Notre église
Enfin, voici les réparations bientôt achevées. Chacun dira son mot et son goût. Espérons que tout le monde sera satisfait et de la propreté des murs, dont la couleur nouvelle s’alliera assez bien avec celle des voûtes laissées intactes, du chemin de croix heureusement transformé et des tableaux remis à une valeur depuis longtemps disparue.
… 1938
Il y avait à la sacristie, un vieux tableau. À force d’écarquiller les yeux en vain pour déchiffrer son écriture blanchie, un jour je montai sur une chaise et je lus : nom des souscripteurs pour le grand autel.
Oh ! Quelle bonne aubaine ! me dis-je. Voilà qui va réjouir les descendants des généreux donateurs ! Et je lus. Notez que notre autel est de 1880, les donateurs donc aussi. Il y a 26 ans. Or, savez-vous de ces noms, combien j’en trouve encore portés à Vendrennes ? Pas un seul, excepté celui de Monsieur le comte et de Madame la comtesse de Chabot. Oh ! Tristesse des choses ! Nous passons donc si vite ! Méditez cette pensée qui est bien de carême. Du moins, ceux-là qui sont morts ont-ils au ciel leur récompense, mais leurs enfants eux-mêmes ne marchent plus dans nos chemins.
Bientôt, je l’espère, j’écrirai – pour la réparation de notre chère église – une liste de souscripteurs, longue de plus de 26 noms. Je souhaite qu’un successeur attende moins longtemps pour publier les noms à la joie et à l’honneur des enfants ou des petits-enfants.
JANVIER 1939
Église réparée, nettoyée, rendue propre, élégante, accueillante. Chacun aime maintenant sa belle église. Il n’est pas dix familles qui n’aient voulu contribuer chacune selon ses moyens à une restauration jugée par urgent, nécessaire.
Ah ! Si on était riche !! Que de belles choses encore, on ferait !! Mais confiance ! Les petites offrandes des pauvres finissent par former une somme importante. Et quand le Bon Dieu y met la main, c’est une bénédiction et un émerveillement.
FEVRIER 1939
Merci et une réparation
Qui a vu ce jour dernier les couvreurs sur le toit de notre église ? Emoi de Monsieur le curé et inquiétude pour la belle église, toute fraîche, restaurée. Il en prévient Monsieur le maire. Et, sans retard, les ouvriers furent commandés d’aviser au plus pressé. L’ouvrage est fini. Merci à Monsieur le maire,
Monsieur notre Sénateur-Maire, du reste, n’est point en faute en ce qui concerne notre église. Cet été, il a magnifiquement fait restaurer la svelte flèche du clocher. Et au pauvre curé, impuissant à réaliser sa promesse d’aide pécuniaire, il s’est généreusement substitué en donnant, de sa fortune personnelle, les 2000 francs qui manquaient. Que Dieu bénisse les bienfaiteurs de notre église, petits et grands
AVRIL 1939
Où sont donc les statues ?
C’était la grande question la semaine passée.
Quelles statues ? Celle de Notre-Dame du Sacré-Cœur et de Sainte Thérèse.
–Ah ! Mon Dieu, encore une nouvelle dépense ! ! Notre curé ne cesse de dépenser pour son église, et ensuite il n’a pas assez d’argent pour ses œuvres!
Qu’on se tranquillise ! Deux familles avaient offert ses statues. Toutes deux ont voulu une restauration plus riche. Elles ont offert le prix. Qui pourrait refuser cela ?
Et maintenant, va, petit bulletin, porter dans chaque famille avec l’ALLELUIA, un peu de joie pascale.
Les âmes se desserrent, que la crainte d’évènements terribles tenait angoissées. À mesure que l’horizon est moins sombre, que les âmes ne cessent de devenir meilleures ! C’est le grand secret du maintien de la paix en soi et ou dehors.
JUIN 1939
Incendie du clocher
C’est un fait à relater pour les lecteurs lointains et ceux qui, dans quelques années, voudront écrire l’histoire de Vendrennes.
La veille de l’Ascension, mercredi 10 mai, vers trois heures de l’après-midi (heure solaire) tout à coup éclata dans un ciel lourd d’orage une pluie diluvienne. A 3h10 exactement, alors qu’aucun autre n’avait précédé, un éclair formidable, suivi aussitôt d’une détonation sèche, se répandit sur l’église. Le malheur était fait. L’étincelle électrique avait rendu incandescente la croix du clocher. Et, celle-ci, lentement, avait communiqué le feu à la poutre terminale sur laquelle elle était fixée. Bientôt, on vit s’élever du pied de la croix un peu de fumée blanche. Plus de doute le feu était au clocher. Cri d’alarme, tintement lugubre de la cloche et tout le bourg est déjà sur la place, tandis que des villages les hommes accourent pour porter secours.
Hélas, les secours s’avèrent impuissants. Impossible d’atteindre le sommet. Quelques hommes cependant se sont hissés avec des seaux d’eau jusque parmi les cloches. Leur dévouement – on peut le dire – a sauvé notre église. C’est pourquoi leurs noms méritent mention ; c’étaient : Benjamin Lempérière, Elie Fonteneau, Henri Cousseau, Eugène Rousseau, Pierre et Gabriel Durand. Tous les autres hommes présents se fussent également hasardés, s’il eut été nécessaire. Chaque étincelle – de temps en temps du plomb fondu – tombant sur les poutres, était aussitôt couverte d’eau. Ainsi fut maintenant localisé pendant ¾ d’heure le foyer d’incendie. Enfin arrivèrent les pompiers des Herbiers. Le malheur avait voulu qu’il ne fût pas possible d’utiliser à Vendrennes le téléphone, ni aux Herbiers la sirène de rassemblement. Certaines circonstances ne font que mettre mieux en évidence une Providence paternelle qui, si elle permet certains malheurs, s’applique aussitôt à les réduire, surtout si elle en est priée.
Et la prière ne manqua pas. Les bras en croix, devant l’autel de la Vierge, dans l’église sinistrée, les femmes avec le pasteur priaient, imploraient, suppliaient. En un clin d’œil les pompiers firent merveille. La croix, lourde de 100 kg, qui tomba à ce moment, risquant d’enfoncer la voûte, endommagea seulement la toiture et vint se poser doucement sur le mur gauche, au pied du clocher.
Quelques jets d’eau bien dirigés éteignirent le feu qui de là allait se propager. Il ne restait plus que la pointe du clocher, maintenant béante et brûlante. La rapidité et le dévouement des pompiers arrêtèrent là encore l’incendie. C’était fini.
Quelques instants après, on avait la consolation d’apprendre qu’une assurance, sagement conduite, assurerait les réparations. Et une prière plus ardente montait ce soir-là vers Notre-Dame de l’Assomption, protectrice de la paroisse : O notre bien-aimée patronne, gardez-nous notre belle église.
AOUT 1939
Quelques nouvelles paroissiales
Elles sont bien peu nombreuses en ce mois de vacances. Et d’ailleurs, ce qui en d’autres temps solliciterait l’attention, passe aujourd’hui.
Le don des deux familles généreuses a permis d’envoyer à la dorure, les lustres de notre église et la lampe du sanctuaire.
Un autre don et l’appoint final de Monsieur le curé nous procureront l’électrification des deux lustres du sanctuaire, on les verra bientôt resplendir à nos fêtes.
Dieu veuille que la première soit celle de la victoire et du retour de tous nos hommes !
De même, les préoccupations de la guerre n’ont pas permis d’admirer notre clocher une seconde fois restauré. A-t-on remarqué que sa pointe est plus fine encore qu’auparavant ?
En descendant de Bel Endroit jusqu’à Vendrennes, quel bel prédication pour les passants que la croix qui fièrement domine, surmontée du coq traditionnel ! Il semble à tous les voyageurs qu’ils vont rentrer à l’église. Du moins l’église leur parle. Puisse-t-elle parler à tous de l’amour infini d’un Dieu très aimé et respecté chez nous.
Nous remercions Monsieur le maire qui a su rendre notre église invulnérable désormais aux coups de l’orage. Un paratonnerre d’un genre nouveau enserre le clocher et toute la nef comme d’une cage métallique qui sagement conduira en terre l’électricité sans lui laisser le loisir d’exercer ses caprices malfaisants.
