TABLEAUX
L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE. (1868)

Le dogme de l’Assomption ne sera proclamé par le pape Pie XII que le 1er novembre 1950. Mais le peuple chrétien en Occident vénère la montée au ciel de Marie bien avant la proclamation du dogme. En Orient, cette même réalité est vénérée sous le nom de dormition de Marie.
Le peintre s’inspire du tableau de Raphaël relatant la transfiguration de Jésus, avec les tons bleus du ciel et du manteau de la Vierge Marie, puis la lumière jaune venant d’un ciel qui s’ouvre pour l’accueillir. Deux anges l’accompagnent, l’un avec la couronne (gloire), l’autre avec le lys (pureté), puis un groupe d’angelots qui chantent la beauté de Marie.
L’OBOLE DE LA VEUVE.

Dans le temple de Jérusalem, Jésus est avec ses disciples ; il remarque les croyants qui viennent dans le Temple et versent leur offrande. Une famille riche, avec un mari majestueux, son épouse et leur fille, tous bien vêtus, a donné généreusement une offrande consistante. Vient ensuite une veuve vêtue de noir, avec deux jeunes enfants. Le plus grand, un garçon, est habillé à la manière du XIXème siècle, avec une barboteuse. Le plus jeune est enveloppé d’un tissu. Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Mc 12, 43-44
Ces deux grands tableaux, « L’Assomption de la Vierge Marie » et « L’obole de la veuve » sont l’œuvre de Paul Tillier, né le 29 novembre 1834 au Boupère et mort à Paris le 10 octobre 1913.
Voici le courrier que l’artiste a adressé le 14 février 1906 au curé de Vendrennes :
« Monsieur, j’ai l’honneur de vous rappeler que les deux tableaux qui sont dans l’église de Vendrennes lui ont été offerts gratuitement par moi, Paul Tillier, et que j’en revendique la propriété. Ces deux tableaux représentent l’un : le denier de la veuve, l’autre : l’Assomption de la Sainte Vierge. Je laisserai ces deux toiles dans l’église de Vendrennes tant qu’elle sera affectée au culte catholique. Elles devront m’être rendues si l’église se trouve un jour entre les mains des ennemis de notre religion…» (Arch. Paroi. IV).
Le TYMPAN

Le TYMPAN d’une église est une décoration, souvent un bas-relief, au-dessus de la porte d’entrée qui indique ce que l’on va rencontrer en entrant dans l’église.
À Vendrennes, sur le tympan, on voit le Christ en majesté, assis sur un trône, la main droite avec deux doigts levés, signe de l’enseignement qu’il délivre, la main gauche présentant le livre de la Bonne nouvelle.
Autour du Christ, quatre figures qui représentent les quatre évangélistes :
- en haut à gauche St Luc représenté par un visage humain,
- en bas à gauche, St Marc représenté par un lion,
- en bas à droite, St Matthieu représenté par un taureau,
- en haut à droite, St Jean représenté par un aigle.
Ces représentations des évangélistes sont apparues dès le IVème siècle en reprenant la vision des Quatre Vivants autour du trône du Fils de l’Homme dans le prophète Daniel.
Pour les chrétiens, entrer dans une église, c’est se disposer à écouter la Parole de Dieu toujours actuelle, destinée à les rendre plus vivants.
