Vendrennes (Vendée) 16 juillet 1913
Déroulé de l’évènement
Bien des fois, j’avais admiré l’image de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, mais jamais je n’avais prié la petite sainte.
Dans la nuit du 1er juillet dernier, je fus réveillé par des cris : « Au feu ! Au feu ! » Quelle ne fut pas mon épouvante en voyant que l’incendie avait éclaté chez ma mère, demeurant à quelque pas de ma propre maison.
Quand j’arrivai sur le lieu du sinistre, que je vis l’activité des flammes et leur rapide progression, je compris que le bourg allait être là leur proie, et que la prière seule pouvait nous sauver. Je me souviens alors de la petite sainte de Lisieux et, avec un élan de foi ardente, je la conjurai de venir à notre secours.
À peine avais-je fini ma prière que le vent changea brusquement de direction ; le feu cessa aussitôt de se propager, et on réussit à l’éteindre sans que personne ne fût blessé. C’était l’exécution entière et littérale de mes demandes adressées à Thérèse.
Mme Rondeau.
Attestation
J’apprends aujourd’hui seulement le recours de ma bonne paroissiene, Madame Rondeau, à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, pendant le terrible incendie, qui, un instant, menaçait Vendrennes tout entier ; mais ce dont j’ai été témoin, et ce dont j’ai parlé du haut de la chaire, le dimanche suivant, c’est du changement subi du vent qui a préservé le bourg.
J’ai lu et j’approuve le récit de madame Rondeau.
Eugène Lhomme, curé de Vendrennes
Autre témoignage
Presque tous les habitants de Vendrennes ont été témoin de l’incendie, et ont pu se rendre compte que, le vent amenant les étincelles de son côté, le bourg devait brûler infailliblement.
Or, tout à coup, le vent tourna, les hommes se décidèrent à faire la part du feu, et immédiatement, les flammes se localisèrent.
Monsieur le curé nous fit remarquer la merveilleuse et providentielle intervention, nous invitant à remercier Dieu ; mais nous ne savions pas alors que nous devions ce miracle à la chère petite Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Françoise Bahaud
(Extrait de la revue de Ste Thérèse de Lisieux « Pluie de roses »)
