« Il faut que je me presse, pour ne pas être en retard à l’heure de la messe… »
Le petit enfant de chœur pousse la lourde porte de l’église, et se précipite à la sacristie, où il salue monsieur le curé, avant de fouiller dans le placard qui cache les soutanes et les surplis dont il s’habille… Ah ! Ces boutons ! Il y en a trop, et difficiles à mettre ! Peut-être 40 ? Ou plus ?
Au pied de l’autel, le prêtre a commencé les prières… Et il faut répondre… en latin. Pour simplifier et sécuriser son travail, l’enfant de chœur a appris les premiers et les derniers mots de sa réplique… qu’il récite d’une voix forte… baissant le ton au milieu.
L’harmonium soutient la voix du chantre. L’atmosphère est pieuse ; il fait froid, à genoux sur les marches de granit, mais il faut tenir jusqu’à la fin… On y est !
Mais ce n’est pas fini. Monsieur le curé se dirige vers une femme, seule, à l’autel de la Sainte Vierge. Pourquoi ? C’est la première fois que l’enfant de chœur se trouve dans cette situation. Il s’interroge : que dois-je faire ? Le prêtre a lu une prière, fait une bénédiction. La femme se relève. C’est fini pour aujourd’hui. Pourtant, l’enfant de chœur aimerait bien savoir quelle était cette cérémonie inhabituelle. Sa maman lui dit que cela s’appelle les « relevailles »… Et elle essaie de lui en expliquer le sens.
