J’ai grandi à ton ombre et sous ta protection. Quand il y avait de l’orage, les parents disaient : « Ne crains rien, l’éclair tombera sur le paratonnerre de l’église. »
Tu faisais partie du décor, de mon espace de vie.
Comme enfant de chœur, j’allais souvent chez toi : pour le catéchisme parfois ; mais aussi le matin, de bonne heure, pour servir la messe de Mr le curé GABORIT ; pour les sépultures, les mariages et les baptêmes, et bien sûr les dimanches, avec la grand-messe et les vêpres. Comme enfant de chœur, on faisait partie de la maison.
Le dimanche, que j’aimais beaucoup, c’était un jour de fête. Tout le monde était « endimanché ». On sortait les tenues, la cravate… Nous recevions la grand-mère qui avait fait plusieurs kilomètres ; après la distribution de la communion, elle venait prendre son petit déjeuner avant d’aller à la grand-messe. Le rassemblement de toute la paroisse me mettait en joie, car nous nous retrouvions nombreux, nous donnions des nouvelles de chacun, et cela se terminait souvent au café pour les hommes !
Tu m’as accompagné toute mon enfance… Comment pourrions-nous t’oublier ?
C’est moi, qui aujourd’hui veux t’accompagner pour te redonner une vraie jeunesse !
J’aime mon église de Vendrennes !
MJS
